Qui suis-je ?

Le musée itinérant du Retrogaming

Au MJC Pixel 2 (2014), organisé par l’assos Retrotaku

Je m’appelle Matthias Czinober, alias Boby Jack et je suis passionné de retrogaming depuis une vingtaine d’année. J’ai commencé à collectionner les consoles et jeux de mon enfance en 2000. J’étais alors un jeune Engagé Volontaire de l’Armée de Terre (EVAT). Les moments difficiles que j’ai passé sous les drapeaux, m’ont rapidement invité à m’évader vers des sensations plus sereines… ce fut notamment, les souvenirs du club Dorothée, les “glups” que j’achetais par pelletée à la boulangerie de ma rue et ma première console que je regrettais d’avoir revendue quelques années auparavant. Je me souviens très bien les après-midis passés avec les copains sur les parties endiablées de Bomberman sur ma coregrafx puissance 5, mais également les parties de jeux sur les consoles des potes (NES, Megadrive et Super Nintendo…). 

C’est donc lors d’une nuit d’exercice militaire, à attendre sous la pluie un ennemi qui n’existait pas, que la mouche du pixel me pique au plus profond de mon être. De retour, chez moi, je me mets à parcourir les sites de Ventes Par Correspondance (VPC) en provenance du Japon et je m’aperçois, émerveillé, qu’il y a plein de belles consoles japonaises à acheter ! Je me mets également à parcourir les vides greniers autour de chez moi et les vendeurs me regardaient un peu surpris avec un air qui semblait dire : « Mais qu’est ce qui lui prend à ce grand dadais de rechercher de telles vieilleries ??? ». Dans cet élan de folie, je m’inscris sur une 20 aine de forums spécialisés et deviens assez rapidement un activiste du retrogaming (d’ailleurs à l’époque on parlait de « Oldies »).
Un jour de 2004, ma femme se mit à tourner sur elle même dans notre appartement en balayant du regard toutes les consoles et jeux entreposés un peu partout dans le séjour. Elle me posa alors une question qui retentit encore à mes oreilles :
_”Mais qu’est ce que tu vas faire de toutes ces M…. ?”
Et moi de lui répondre :
_”Vu les émotions que ça me procure, il faut absolument que je partage tout ça… je vais en faire un musée !”

En l’espace de 4 ou 5 ans, le Boby Jack qui sommeillait en moi s’est fait une place dans le milieu.

Avatar réalisé par JPTom

Mon Msn Messenger (oui, je suis vieux^^) pouvait se vanter de rassembler les plus grands spécialistes de chaque console et nous n’hésitions pas à nous contacter dans le but de nous entraider dans nos différentes quêtes : collection thématique, full set, rédaction de livre, programmation de jeux, organisation d’événement, création d’association. C’est d’ailleurs cette dernière action qui me mena en 2008, avec une poignée d’autres illuminés, à la création de l’association Retrotaku, que j’ai eu l’honneur de présider pendant 4 ans, durant lesquels nous avons eu l’occasion d’organiser de nombreux projets autour du Mans (des événements récurent dans un bar, dans un cyber café, pour Festi’NEC 2, pour les 24 heures paintball et un dernier événement au Spot, le skatepark du Mans en 2012. Puis mes nombreuses autres activités m’ont obligé à quitter l’association en la laissant le coeur gros, mais néanmoins entre de bonnes mains, en 2012.

Grâce au travail d’animateur que j’exerce depuis maintenant 15 ans, j’ai eu la chance de rencontrer un public varié : enfants, ados, adultes, familles, personnes porteuses de Handicap.

Mais alors, pourquoi Boby Geek ?

Depuis une quinzaine d’année, j’ai eu de nombreuses occasions de partager ma passion (par le biais de mon travail, avec l’association ou même à titre personnel). Je le faisais toujours avec plaisir et quasiment toujours bénévolement. Malheureusement et c’est bien inévitable lorsque le matériel est mis à disposition du public, on prend des risques. Quelques fois les consoles surchauffent et les manettes tombent. Sans compter qu’à chaque chargement, j’abîme moi même mon matériel, car parfois il faut faire preuve d’ingénierie pour rentrer tout le programme des festivités dans le coffre de la voiture!

Aujourd’hui, collectionner le retrogaming coûte très cher et je ne peux plus me permettre de ne pas tenir compte de mes frais de route, de la vétusté de mon matériel et du prix de mon assurance. Grace à cette micro-entreprise, je pourrais entretenir ma collection et qui sais, peut être même la faire évoluer, en espérant un jour réaliser un projet qui me tient à cœur depuis de nombreuses années, à savoir la création d’un musée sur les jeux video.

Vous en voulez encore ??? Très bien, je vous invite à cliquer sur le lien de la video ci-dessous. Cette dernière a été tournée en 2017. Merci encore à Olivier (Wahwah) de m’avoir permis de m’exprimer sur ma passion.